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Massacre de la Glacière (1791)


Histoire

Dans la période troublée de la révolution française, le massacre d'une soixantaine de personnes appelé le massacre de la Glacière a eu lieu au Palais des Papes d'Avignon dans la nuit du 16 octobre au 17 octobre 1791.



Plan du palais des Papes datant de 1914

Avignon était alors déchiré par les rivalités entre partisans (révolutionnaires, les rouges) et adversaires (papiste, les blancs) du rattachement d'Avignon à la France. Les rouges prennent le pouvoir à Avignon mais sont accusés de vider les caisses et piller les église. De plus, la Vierge aurait fait plusieurs apparitions dans les environs et une effigie de la Vierge aux Cordeliers aurait délivré des larmes de sang. Le patriote Lescuyer est dépêché sur place. Pris à partie, il tombe au pied de la statue de la Vierge. Puis il reçoit un violent coup de bâton qui le fit s'effondrer au pied de l'autel. La garde arrête alors soixante suspects et les enferme dans les anciennes prisons du Palais des Papes.

Dans la nuit, Lescuyer meurt de ses blessures et son fils, alors âgé de seize ans, réclame en compagnie d'un groupe de compagnons le droit d'exécuter les assassins de son père. Ces bourreaux inexpérimentés passent la nuit à massacrer tous les prisonniers. Ils entassent les cadavres, les agonisants et les blessés dans la tour de la Glacière, les recouvrent de chaux vive et scellent la tour.

A Paris, Marat, dans son journal «L'Ami du Peuple», jugea que «la mort de ces scélérats n'est que le juste châtiment de leurs infâmes machinations» et salua les «actes de justice que les patriotes d'Avignon ont été forcés d'exercer pour leur salut».

Un mois plus tard, la municipalité ordonna l'ouverture d'une brèche au bas de la tour de la Glacière afin de retirer les restes des soixante cadavres qui s'y trouvaient. Le lendemain vingt caisses furent remplies et convoyées vers le cimetière Saint-Roch sous une pluie battante.

 

Dans le scénario

Inclus dans une campagne Cthulhu. En 1923, les PJs décryptent un texte venant d'Avignon signé père Louis  : Tout va bien, La vieille tante est toujours malade. A la recherche d'objets ayant des pouvoirs, ils partent vers Avignon. En fait La vieille tante malade représente le Palais des Papes en cours de restauration. Tout va bien, car la partie servant de cachette à l'objet n'est pas encore en travaux. Passons sur l'enquête et la préparation, ils arrivent à se faire mener à la cachette. Dans un gisant au milieu des décombres, se trouve un bâton ouvragé entouré de reliques religieuses. Avec l'aide du père Louis, ils transfèrent l'objet dans un coffre préparé pour l'occasion, mais ...

Comme d'habitude les joueurs ne m'ont pas déçu et tout à foiré juste au dernier moment. L'aviateur de service prend l'objet en pleine main. Son corps tressaute sous les multiples plaies béantes qui s'ouvrent faisant gicler du sang sur ses compagnons. Il reçoit les blessures des massacrés en revivant les douleurs du passé. Son corps se déchire mais il reste en vit, les plaies disparaissant quand d'autres arrivent. Une onde de terreur sourde s'étend lentement autour de lui, paralysant son plus proche compagnon. Les Pjs arrivent à s'en sortir (merci la V6 et les points d'aplomb) laissant sur place le corps du père Louis et du créateur de la boîte. Petit cadeau empoisonné, le bâton est capable de commander aux cadavres, il est maintenant lié au personnage. Mais si il l'utilise, il doit se contrôler (jet de POUx5) sinon tout recommence (les douleurs, l'onde de terreur), mais là père Louis est déjà mort, la boîte est détruite et ils n'ont pas pris les reliques religieuses... donc très risqué.

Quel est le rapport avec le massacre de la glacière ?

Normalement l'artefact permet de capter les émotions, sentir si quelqu'un ment ou cache un secret et il permet aussi d'influencer les gens. Mais malheureusement, lors du massacre de la Glacière, l'artefact a absorbé la douleur, l'angoisse pendant la massacre puis la lente agonie des victimes enfermées dans cette tour. Les blessés, entassés avec les morts, recouverts de chaux vive qui les brulent, emmurés vivants, dans le noir absolu, entouré du gémissement des mourants, sans eau, nourriture ou espoir.

Un bon petit moment de scénario, avec un frisson supplémentaire quand les joueurs apprennent que ces évènements sont véridiques.

 

anecdotes

 

Une cloche au son argentin aurait sonné pendant toute la durée du massacre. Il s'agirait de la cloche du Campanile qui servait pour annoncer les messes des papes.

Si je réutilise cet historique, je pense utiliser le son cristallin de la cloche, au moins dans la description. Peut-être même partir de la cloche pour créer une autre intrigue.

 

 

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